Imogène ou le Bridesmaids du pauvre

ça y est je suis enfin installée à Boulogne, non sans encombres ! Me revoilà alors prête à vous faire partager mes expériences ciné plus ou moins bonnes…Dans le moins cette semaine la grande déception Imogène :

Kristen Wiig l’enfant prodige de la comédie américaine s’égare dans une comédie indépendante américaine qui ne tient pas ses promesses et apparaît plus comme un divertissement brouillon que comme un exercice de style.

Robert Pulcini et Shari Springer Berman se spécialisent un peu plus dans le registre comique en signant leur deuxième œuvre du genre après leur sympathique journal d’une Baby Sitter. Mais celle que l’on attendait dans  Imogene c’est l’irrésistible Kristen Wiig qui nous avait fait mourir de rire dans son rôle de demoiselle d’honneur un peu paumée dans Mes meilleures amies, qu’elle avait également scénarisé. Les années ont passées, mais son talent ne s’est pas affadi et elle confirme encore ici son don naturel pour le genre. Véritable monstre comique elle s’impose en une réplique, une expression et fait tenir tout le film sur ses épaules. Si ce n’était pas pour elle, et le reste du casting, dont fait partie Matt Dillon dans un autre rôle déjanté dont lui seul a le secret, le long-métrage coulerait  directement à pique.

Robert Pulcini et Shari Springer Berman réalisent un film dont les ficelles scénaristiques sont toute apparentes. Pas de surprise aucune, mais comme un goût permanent de déjà vu, sorte de remake inavoué de Young Adult sorti en 2011 sur le retour de l’enfant pas si prodigue que ça, dans sa petite ville natale et les déboires qui l’accompagneront jusqu’à la prise de conscience finale. Kristen Wiig reprend alors son rôle de Mes meilleures amies, trentenaire dépressive qui du jour au lendemain se retrouve, sans amis, sans petit ami, sans appartement et sans travail.

Mais la différence entre le sus nommé et Imogene est de taille, là où les gags prenaient leur temps, les répliques faisaient mouche et l’émotion avait aussi sa part, le scénario ne semble que remplir un cahier des charges, bâclant des scènes charnières, comme celle de la rupture, exagérant les traits caractéristiques des personnages jusqu’à la caricature et passant à côté des moments comiques, comme à côté de l’émotion. Le long-métrage se finit en apothéose dans une intrigue à la limite du ridicule que l’on pardonne seulement à cause du charme de l’ensemble du casting.

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