Faux Départ pour Nicolas Mercier

Nicolas Mercier passe pour la première fois derrière la caméra pour nous conter le récit d’un homme moyen dans la tourmente. Un premier long-métrage plein de bonnes intentions, mais surtout de maladresses, qui ne cesse de se chercher sans jamais vraiment se trouver.

Nicolas Mercier était déjà la cause de l’existence dans le paysage audiovisuel d’abord de plusieurs épisodes de Sous le Soleil ou encore Clara Sheller, qu’il avait scénarisé, puis dans le paysage cinématographique de Mon pire cauchemar pour lequel il était également au scénario. Il a décidé de ne pas s’arrêter là en passant à la réalisation avec Le Grand Départ. Pas une ni deux il embauche Zoé Felix- encore…- et l’associe à trois sujets masculins desquels il a « l’ambition d’explorer la psyché dans les refoulements des émotions et de la sensibilité ».

Ces émotions il les suscitera avec un père malade, Eddy Mitchell, et deux fils à la dérive, Pio Marmaï en gentil hétéro un peu trop coincé et Jérémie Elkaim en homo un peu trop déluré. Mais si émotions il y a c’est très maladroitement que Nicolas Mercier les mettra en scène. En tenant absolument à passer par l’humour le réalisateur chavirera parfois du côté du déplacé voir du ridicule, pour témoin cette scène qui montre un Eddy Mitchell tirant par les pieds un autre vieux de son hospice pour le « mettre à la poubelle » vu qu’il est « tout cassé ».

Les intentions de Mercier ne sont pas mauvaises pour autant, on sent une certaine sincérité dans ses moments de promenades nocturnes entre père et fils, comme dans ceux de chamailleries fraternelles. Un attachement autobiographique même au personnage de Jérémie Elkaïm, scénariste tout comme lui, tour à tour, impertinent, respectueux, léger, grave, torturé, décideur, mais toujours grand. Tellement qu’il finit par prendre toute la place et surtout celle du fils préféré aussi bien pour le père, que pour le spectateur. En plus de son ton tragicomique, c’est également au niveau du récit que le scénario du long-métrage est maladroit, se centrant sur le mauvais personnage repoussant ainsi l’intérêt du spectateur sur les personnages secondaires. On oublie alors de s’émouvoir des déboires du personnage principal, interprété par Pio Marmaï, de rire de ses péripéties et enfin de s’intéresser au film de Nicolas Mercier.

 

Pour aimer Jérémie Elkaïm encore plus fort

 

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