Les Amants du Texas : la romance selon David Lowery

David Lowery pour son premier film, Les Amants du Texas, a été sélectionné au festival de Sundance et à La Semaine de la critique du festival de Cannes en séance spéciale, rien que ça ! Des honneurs mérités pour un film qui reprend le genre de la romance pour la regarder d’un angle neuf, au sein d’une mise en scène rigoureuse et toute en tension.

Casey Affleck et Rooney Mara, l’une peste clamant qu’elle le quittera la première, l’autre répond qu’il ne la quittera pas et elle non plus, elle surenchérit en annonçant qu’elle est enceinte et en une scène, David Lowery montre la force de l’attachement qui unit les deux héros du film, ainsi que l’alchimie immédiate qui naît de la rencontre de deux acteurs. Ces inséparables seront pourtant unis devant nos yeux pour quelques minutes seulement, le récit les isolant l’un de l’autre très rapidement. Casey Affleck alias Bob est envoyé en prison pour avoir tiré sur un policier, ce qui laisse Rooney Mara, alias Ruth, à sa vie rangée de mère de famille. C’est lorsque Bob s’évadera pour aller retrouver celle à qui un lien indéfectible l’unit, que le triangle amoureux se mettra en place, le policier blessé s’ajoutant à l’équation en courtisant la jolie mère de famille.

Il représente la sécurité, la stabilité d’une vie que Bob ne lui offre pas et pourtant ce n’est pas sa présence qui hante Ruth, en même temps que le film, mais bien celle de Bob. David Lowery réussit le tour de force de raconter une histoire d’amour entre un homme et une femme, en ne les faisant se rencontrer à l’écran que deux fois. C’est le thème de l’absence que le réalisateur exploite, lorsqu’il filme un des deux protagonistes, l’absence de l’autre est si forte, qu’elle envahit l’image. Ils sont tous deux « une moitié d’une seule pièce » et c’est dans la réunion de ces deux moitiés que résidera le véritable enjeu du film. Ce dernier se fait alors thriller à la tension latente dont l’explosion n’aura lieu qu’au moment du dénouement du film, dans la réunion des amants.

Malheureusement, David Lowery passe un peu à côté de ce final tant attendu, n’appuyant pas assez longuement sur la résolution du drame, à laquelle il nous avait pourtant préparés doucement durant tout le film. D’autres imperfections, Les Amants du Texas en contient assurément (une absence de péripéties qui amène des longueurs dans le scénario par exemple), mais il nous séduit par sa façon toute particulière de montrer la force du lien qui peut unir deux êtres que la vie sépare.

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Les amants du Texas : la romance selon David Lowery

David Lowery pour son premier film, Les amants du Texas, a été sélectionné au festival de Sundance et maintenant à La Semaine de la critique du festival de Cannes, rien que ça ! Des honneurs mérités pour un film qui reprend le genre de la romance pour la regarder d’un angle neuf, au sein d’une mise en scène rigoureuse et toute en tension.

Casey Affleck, Rooney Mara, l’une peste clamant qu’elle le quittera la première, l’autre répond qu’il ne la quittera pas et elle non plus, elle surenchérit en annonçant qu’elle est enceinte et en une scène David Lowery montre la force de l’attachement qui unit les deux héros du film, ainsi que l’alchimie immédiate qui naît de la rencontre de deux acteurs. Ces  inséparables seront pourtant unis devant nos yeux pour quelques minutes seulement, le récit les isolant l’un de l’autre très rapidement. Casey Affleck alias Bob est envoyé en prison pour avoir tiré sur un policier, ce qui laisse Rooney Mara, alias Ruth, à sa vie rangée de mère de famille. C’est lorsque Bob s’évadera  pour aller retrouver celle à qui un lien indéfectible l’unit, que le triangle amoureux se mettra en place, le policier blessé s’ajoutant à l’équation en courtisant la jolie mère de famille.

Il représente la sécurité, la stabilité d’une vie que Bob ne lui offre pas et pourtant  ce n’est pas sa présence qui hante Ruth, en même temps que le film, mais bien celle de Bob. David Lowery réussit le tour de force de raconter une histoire d’amour entre un homme et une femme, en ne les faisant se rencontrer à l’écran que deux fois. C’est le thème de l’absence que le réalisateur exploite, lorsqu’il filme un des deux protagonistes, l’absence de l’autre est si forte, qu’elle envahit l’image. Ils sont tous deux « une moitié d’une seule pièce » et c’est dans la réunion de ces deux moitiés que résidera le véritable enjeu du film. Ce dernier se fait alors thriller à la tension latente dont l’explosion n’aura lieu qu’au moment du dénouement du film, dans la réunion des  amants.

Malheureusement David Lowery passe un peu à côté de ce final tant attendu, n’appuyant pas assez longuement sur la résolution du drame, à laquelle il nous avait pourtant préparés doucement durant tout le film. D’autres imperfections, Les amants du Texas en contient assurément (une absence de péripéties qui amène des longueurs dans le scénario par exemple), mais il nous séduit par sa façon toute particulière de montrer la force du lien qui peut unir deux êtres que la vie sépare.

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